Economie circulaire dans l’entreprise : comment la déployer en 3 étapes

Environ 57 milliards de dollars de déchets électroniques sont produits chaque année dans le monde. En outre, les pertes et les déchets alimentaires représentent 950 milliards de dollars en valeur perdue, soit l´équivalent du PIB annuel des Pays-Bas (World Economic Forum).
février 24, 2021
Causedirect_circular_economy_and_employee_engagement

Environ 57 milliards de dollars de déchets électroniques sont produits chaque année dans le monde. En outre, les pertes et les déchets alimentaires représentent 950 milliards de dollars en valeur perdue, soit l’équivalent du PIB annuel des Pays-Bas (World Economic Forum).

L’économie mondiale quant à elle, n’était circulaire qu’à 8,6 % en 2019, contre 9,1 % seulement deux ans plus tôt,selon le rapport annuel Circularity Gap. En d’autres termes, la petite fraction de l’économie qui maintient les produits et les matériaux en usage diminue jour après jour.

Le défi est donc d’inverser ces tendances négatives, en encourageant non seulement les gouvernements mais aussi les entreprises à donner la priorité à la transition circulaire.

Mais comment faire ?
Avant d’aller plus loin, il est peut-être temps de définir ce que nous entendons par économie circulaire et par développement durable.

L’économie circulaire :
La économie circulaire (également appelée « circularité ») est un système économique visant à éliminer le gaspillage et l’utilisation continue des ressources. Les systèmes circulaires utilisent la réutilisation, le partage, la réparation, la remise à neuf, la refabrication et le recyclage pour créer un système en boucle fermée, minimisant l’utilisation des ressources et la création de déchets, de pollution et d’émissions de carbone.

Le développement durable :
Le développement durable est le principe d’organisation permettant d’atteindre les objectifs de développement humain tout en soutenant simultanément la capacité des systèmes naturels à fournir les ressources naturelles et les services écosystémiques dont dépendent l’économie et la société.

Voici une manière de procéder, en trois étapes :

Étape 1: Audit.

vant de déterminer sa stratégie en matière de développement durable l’entreprise doit tout d’abord procéder à un état des lieux en faisant, par exemple, l’inventaire de ses matières résiduelles, en mesurant, l’empreinte carbone de sa chaîne de production, ou en faisant une étude sur la recyclabilité de ses emballages.

Ce n’est que sur la base de cet audit que l’entreprise pourra se fixer des objectifs et la stratégie qui en découle pour les atteindre tout en faisant en sorte qu’ils soient promus et suivis tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’entreprise.

Le développement durable est en effet l’affaire de tous et ne doit pas être limité à l’entreprise. Tout le monde est concerné.  

Aussi est-il important que ces objectifs soient atteignables tant par l’entreprise que par l’ensemble de son personnel et que ce dernier se sente impliqué dans leur réalisation. 

Les objectifs pourraient être ceux tels que définis par les Nations Unies, à savoir les objectifs 9, 12, 15 et 17:

Étape 2: Motiver et mobiliser.

Vous pouvez avoir la meilleure stratégie qui soit, si personne ne se sent concerné ni ne se mobilise pour vous suivre, vos efforts seront vains. Le but ici, est de faire en sorte pour aligner l’objectif personnel des individus sur celui de l’organisation afin de stimuler la créativité, la motivation et les performances des employés.

Dans son ouvrage « Drive. The Surprising Truth About What Motivates Us », Daniel H. Pink souligne l’importance de l’autonomisation et du sens dans la motivation.

Le sens, vous l’avez sans peine avec l’idée d’avoir une planète plus propre et une entreprise plus respectueuse de l’environnement.

L’autonomisation, quant à elle, consiste à rendre les salariés plus responsables en leur donnant la possibilité d’agir de manière plus autonome et en leur faisant confiance.

Selon Edward L. Deci et Richard M. Ryan,le sentiment d’être autonome exercerait un effet notable sur la performance et l’attitude d’un individu.

Une manière de stimuler l’innovation pourrait être de leur laisser toute latitude pour s’organiser en mettant en place une organisation du travail de type Results Only Work Environment (ROWE), ou toute autre méthodologie axée sur les employés.

Étape 3: Agir.

Une fois acquis à l’idée d’agir pour la planète et pour l’environnement vos collaborateurs voudront passer à l’action.

Par example, 3M, Google et Atlassianpermettent à leurs collaborateurs de consacrer 15 à 20% de leur temps de travail à des projets de leur choix.

L’utilisation d’une plateforme qui centraliserait l’ensemble des projets et permettrait à la direction comme aux employés de communiquer dessus pourrait ici s’avérer très utile car elle pourrait également servir à donner aux projets davantage de visibilité et permettre à ceux qui les initient de devenir une source d’inspiration pour les autres et par-delà créer une dynamique positive au sein de l’entreprise.

Conclusion:

Ce qu’il faut retenir de ce qui est exposé plus haut, c’est que les trois étapes ne peuvent être séparées les unes des autres et qu’elles doivent être impérativement suivies si l’on veut déployer une stratégie cohérente et efficace.

A cet impératif s’ajoute celui qui est d’impliquer les salariés dans son implémentation. Sans leur implication, vous aurez beau avoir la meilleure stratégie, elle ne fonctionnera pas.

En d’autres termes, aider les entreprises à limiter leur impact environnemental est faisable mais à condition de le faire en appliquant la bonne méthode quitte à faire appel à des spécialistes pour la première phase et à utiliser la bonne plateforme pour la seconde et la dernière.

 

Patrick Vieljeux

 

inscrivez-vous à notrenewsletter

Nous ne vous enverrons pas de spam ni d’informations non pertinentes. Vous pouvez vous désabonner quand vous le souhaitez, en un seul clic.

get your platform
CONTACT US TODAY!

Causedirect